Accroupie dans l'ombre de ma vie,
Je m'efface pour qu'on m'oublie.
C'est loin du monde des gentils
Que j'avance et grandis aussi.
Je m'éloigne, observe la vie,
Si belle et si cruelle, ainsi,
Se définit elle, mais je vis,
Avec une amertume enfouit.
A l'aube d'un nouveau jour,
J'ai humé le parfum de l'amour,
Frôlé le divin esprit vierge
De la jeune pucelle du village.
Tâté son corps à découvert,
Sémillant et rien à refaire,
J'ai caressé sa peau si tendre,
Et dit les mots qu'elle voulait entendre.
Malgré les plaisirs de mon corps,
Il y a cette faille à mon âme,
Qui me fait si mal encore,
Toi qui as fait couler mes larmes.
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